TOP DEATH

vendredi 6 à 22 heures 45, samedi 7 à 19 heures, dimanche 8 à 14 heures – à L’école Auvray-Nauroy.

création de Claudia Roussel-Ortega

 

Passant, il faudra bien que l’on parle, il faudra bien que l’on parte. La vie est courte, ne l’oublie pas. Alors viens pleurer et rire avec nous. Viens te préparer joyeusement à mourir.

Création de la Compagnie Crier Gare

Mise en scène : Claudia Roussel-Ortega, Écriture : Anne-Sophie Plaisant, Chorégraphie : Justine Dibling, Interprètation : Marine Bellando, Nicolas Foray, Charline Granger et Amanda Sherpa-Atlan, Textes d’Anne-Sophie Plaisant et Roland Barthes, Durée : 1h30 environ, Compagnie soutenue par la Mairie de Paris

Nous allons faire un spectacle sur la mort.
Plus précisément, sur les morts.
Un spectacle sur le deuil.
Sur nos deuils.
Nos deuils de jeunes vivants.
Parce que nous, nous sommes vivants, n’est-ce pas ?
Enfin…
En tout cas, nous sommes.
4 comédiens.
1 poétesse-écrivaine, metteuse en forme de parole, tisseuse de mots, peut-être la barrière pour qu’on ne sombre pas.
1 chorégraphe, pour interroger le corps, passeuse entre intérieur et extérieur.
1 metteuse en scène, metteuse d’ordre, ou de désordre, ça sera selon.
Un groupe.
7 explorateurs.
Et tous nos morts.
Nous allons parler de nous, mais ce sera de la fiction.
Nous allons gratter.
Nous allons creuser.
C’est une bonne idée pour un spectacle sur le deuil, non ?
Nous avons peur,
mais nous nous soutiendrons,
comme nous pouvons.
Peut-être que nous allons échouer,
bloquer,
nous retrouver face au mur du mystère.
Et ne pas vouloir le franchir.
Ou essayer de le pousser.
En tout cas, nous allons nous promener dans les cimetières et chanter ou pleurer ou hurler ou nous taire.
Nous n’allons pas chercher à comprendre.
Nous allons partager.
Nous allons nous questionner.
Sur notre peine ou notre absence de peine.
Nous n’allons pas être d’accords mais la bienveillance sera de mise.
Nous allons échanger nos paroles ou les garder pour nous ou les confier à d’autres.
Nous sommes en colère.
Nous n’allons pas pleurer.
Nous voulons pleurer.
Et nous voulons rire
Parce que l’un ne va pas sans l’autre.
Mais nous refusons d’oublier.
Nous voulons nous souvenir.
Nous allons tous mourir.
Et avant cela, nous voulons vivre, pleinement.