ON n’arrête pas le théâtre

 

Pour découvrir le festival, voici le film de AKA (Nathanael Joussellin, Romain Kosellek, Cédric Colin) réalisé à l’occasion des 10 ans de ON n’arrête pas le théâtre.

On n’arrête pas.
Imaginé il y a 10 ans comme un pied de nez au calendrier, notre leitmotiv continue de nous porter.
On n’arrête pas.
On n’arrête pas les artistes. On n’arrête pas les rêves, les rencontres, les folies, la beauté, les textes, les clowns. On n’arrête pas la fête, la joie, les frémissements. On n’arrête pas la révolte et les colères.

On n’arrêtera pas. On aime trop ça.
On aime la diversité des spectacles et des spectateurs qui font le festival chaque année, on aime les regards qui s’ouvrent devant l’inconnu, on aime les retrouvailles et les découvertes.

ON n’arrête pas le théâtre provoque les rencontres, mélange les disciplines, confronte les langages, réunit les artistes, rapproche les publics.

Voilà pourquoi, depuis 2007, nous n’arrêtons pas ; une cinquantaine de spectacles plus tard, il est toujours aussi joyeux de découvrir de nouveaux univers, toujours aussi joyeux de vous rencontrer, toujours aussi joyeux de boire un verre avec vous.

Et depuis 2007, vous êtes de plus en plus nombreux.

ON n’arrête pas le théâtre répond à l’invitation d’un lieu, L’étoile du nord, qui décide de faire portes ouvertes en été, rompant ainsi joyeusement avec une vieille habitude.

Initié par Stéphane Auvray-Nauroy et Julien Kosellek à la demande de Jean Macqueron, le projet du festival est de proposer au public parisien – résidents ou vacanciers – une programmation à la fois « grand public » et exigeante durant l’été.

Nous avons alors rêvé un été festif, qui propose texte du «répertoire» et «créations» (comme on dit quand on aime à mettre chaque chose à sa place) et qui rapproche les publics, les artistes ; l’ambition étant d’amener un public spontanément attiré par la pièce du répertoire à la découverte d’autres formes théâtrales.

ON n’arrête pas le théâtre programme des artistes d’expériences et de générations différentes, des compagnies subventionnées et d’autres à la recherche de soutiens, des compagnies parisiennes et des compagnies de provinces.

Ouvrant un espace temps de découvertes et de retrouvailles, le festival réunit nouveaux venus et habitués du lieu.

Entretien avec Julien Kosellek

Comment s’est créé le festival ?

Il a été créé à la demande de Jean Macqueron, le directeur de l’étoile du nord. C’est un ami de longue date dont j’ai été l’assistant. Nous l’avons créé en 2007 avec Stéphane Auvray Nauroy . Il a été mon professeur, nous avons enseigné ensemble et depuis une dizaine d’années nous collaborons sur de nombreux projets. C’est également une amitié de longue date sur laquelle sont venues se greffer des amitiés non moins importantes avec Eram Sobhani, Mathieu Mullier-Griffiths, Xavier Hollebecq ou Edouard Liotard avec qui nous travaillons depuis plusieurs années et qui élaborent et organisent le festival avec nous.

Comment se construit la programmation ?

C’est un festival qui est dirigé par des artistes en tant qu’artistes, et non en tant que programmateurs ou administrateurs. Tout s’articule donc autour de coups de cœur artistiques, de rencontres humaines. Le désir de travailler avec un artiste, ou le désir de soutenir une compagnie. Les pièces ne se répondent pas directement, via un thème ou un fil conducteur par exemple. Il s’agit plus d’une question d’équilibre entre les propositions, entre différentes générations, différentes écritures. Nous voulons que la proposition globale du festival soit éclectique, surprenante. Mais nous tenons à garder une identité artistique forte et exigeante, qui fait la cohérence de ON n’arrête pas le théâtre.

Quel public attendez-vous lors du festival ?

Dans un premier temps un public venant du XVIIe et XVIIIe arrondissements, ainsi que de la proche banlieue, comme Saint-Ouen. Et bien évidement un public plus averti, habitué à se rendre au théâtre tout au long de l’année. Depuis 8 ans, nous avons pu observer une fidélisation dans ces deux groupes de spectateurs. L’important est la rencontre, le mélange. Si nous proposons des spectacles de natures différentes, c’est pour que les spectateurs attirés plus naturellement par l’un ou l’autre s’offrent la curiosité de découvrir le reste du festival. Et ainsi rencontrer d’autres formes de théâtre, d’autres publics.

En-dehors des pièces de théâtre, d’autres rendez-vous pendant le festival ?

Nous avons ouvert le festival à de nouvelles disciplines, c’est pourquoi au cours des précédentes éditions nous avons organisé différents événements, comme une prise de parole de Jean-Marie Hordé, directeur du théâtre de la Bastille, ainsi que des concerts et des projections de films. Nous continuons par exemple notre partenariat avec Kafard Films, pour que théâtre et cinéma se rencontrent. Nous organisons également des représentations « Hors les murs », avec des spectacles travaillé pour être joués n’importe où, sauf sur une scène de théâtre.

 

site en construction – sauf mention contraire les photos de ce site ont été réalisées par Romain Kosellek (AKA-Prod), Nicolas Grandi (Studio Francoeur) ou Benoit Jeannot.